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https://www.terraeco.net/Je-suis-schizo-mais-je-me-soigne,221.html
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Je suis schizo mais je me soigne
jeudi, 23 août 2007
/ Walter Bouvais / Cofondateur et directeur de la publication du magazine Terra eco et du quotidien électronique Terraeco.net
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Une jeune consultante à fort potentiel, par l’odeur du business vert alléchée, finit par verser dans l’éco-terrorisme. Petit manuel des mauvaises manières à l’attention des apprentis du développement durable.
« Tous nos concurrents sont déjà sur le coup, Vigie Stratégie, Panthéon Ambition, et même Oedipe Leadership, nous devons nous y mettre. Vendre de l’écologie aux entreprises ». Quand on est, comme Charles d’Urville, président du cabinet Herakles Emporwement, on a forcément le sens des affaires... même à retardement. Le développement durable est une affaire, c’est certain. Le boss s’est choisi l’ambitieuse Emilie, une de ses collaboratrices persuadée elle-même d’être la femme de la situation, pour explorer la jungle du business vert.
Cette histoire rédigée d’une plume alerte et parfois corrosive, qui campe à merveille les purs opportunistes du « DD » (comme développement durable), suscite des avis contrastés (j’ai pu le constater) dans le petit monde français du DD, précisément. Bourré d’humour et décapant, pour certains, cynique et par là même sans intérêt, pour d’autres.
Ecolocash, outre son caractère d’oeuvre de fiction – et le droit au parti pris qui va avec, pour son auteure – est à lire pour une raison essentielle : à l’image du voisin que l’on trouve toujours plus beauf que soi-même, ce roman joue le rôle de miroir (déformant) en nous renvoyant l’image de personnages dont l’opportunisme nous file la nausée, mais dont le compte en banque ne nous laisse pas totalement indifférents. Autrement dit, je ne veux pas de ta morale – la mienne est 100% DD – mais je veux bien prendre du pognon quand même, un maximum même.
Ecolocash nous renvoie à nos contradictions et, quelque part, nous oblige à choisir : vivons et polluons comme des porcs [1], et assumons-le, ou bien changeons, mais alors faisons-le « proprement », c’est-à-dire radicalement. Ce qui ne veut pas dire « devenons des écoterroristes », je précise. Vous pouvez ranger vos armes biologiques.
Pour lire Ecolocash, rendez-vous chez votre libraire préféré, ou bien cliquez ici
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