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https://www.terraeco.net/Quand-la-Cegete-retourne-a-l-ecole.html
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Quand la Cégète retourne à l’école
jeudi, 25 novembre 2004
/ Simon Barthélémy
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Au centre Benoît-Frachon, en région parisienne, la CGT organise toute l’année des stages pour ses militants. Ambiance.
"L’agent intérimaire M. Lapin est envoyé travailler 11 mois dans un hôtel de la Côte d’Azur comme cadre administratif. A la fin de son contrat, il demande sa prime de précarité. On lui rétorque qu’elle n’est pas due. Quelle est sa situation ?" La dictée du problème achevée, une dizaine d’élèves se penchent sur le cas Lapin, et d’autres du même acabit. L’ambiance est détendue - "Avec un nom pareil, c’est normal qu’il ne trouve pas de travail" - la discussion animée. Nous sommes au beau milieu d’une session de formation de l’Union des syndicats intérimaires (Usi), affiliée à la CGT. Durant une semaine, ces syndicalistes sont en stage au centre Benoît-Frachon de Gif-sur-Yvette, en région parisienne.
Si lors du "cours" des intérimaires, on plaisante et se prend volontiers à partie, l’ambiance est plus scolaire dans la salle d’à côté. L’intervenant, Jean-Jacques Suzur, délégué CGT du groupe Crédit Mutuel, s’adresse à des élus de comités d’entreprise (CE) du secteur financier. Le Code du travail sous le coude, ceux-ci prennent des notes et lèvent le doigt avant de parler. Sujet : les droits économiques du comité d’entreprise. Il est, par exemple, question de la loi de 2002 obligeant l’entreprise à informer le CE avant toute annonce publique de rachat, de vente ou de décision stratégique. Une loi suspendue par le gouvernement. J.-J. Suzur énumère d’autres attributions contestées par le Medef et rappelle la position de la CGT dans les CE - "Revendication pérenne et intervention dans la gestion" - qu’il distingue de celles de la CFDT, dont l’objectif est, selon lui, l’"accompagnement social de la gestion", et de FO, uniquement "revendicative".
Elu au CE d’une filiale de la Banque Populaire, Alain Roynette assiste quand il le peut à des stages pour se tenir informé. "Le droit social est sans cesse en chantier, la loi Fillon sur le dialogue social va sans doute le bouleverser (voir ci contre). Etre ici permet aussi de prendre du recul, de recharger les batteries." Lucien Vives, directeur du centre Benoît-Frachon, constate d’ailleurs un "regain d’intérêt pour les formations : toutes les semaines, on refuse des stages." Qu’on se le dise, la cégèté ne compte pas se tourner les pouces en attendant que la mondialisation "se passe". Elle se met au vert pour rester saignante.
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