Au pays du libéralisme, l’accord commercial signé avec EDF autour de la construction d’une nouvelle centrale provoque l’indignation puisqu’il garantit un confortable tarif d’achat de l’électricité.
Lorsque l’on parle du coût des renouvelables, on oublie toujours un coût bien caché : il s’agit du coût de l’intermittence.
Les énergies renouvelables profitent actuellement de leur position marginales pour produire quand il y a du vent ou du soleil. Mais pour devenir des énergies principales, il faut :
1)installer une capacité suffisante pour pouvoir assurer la distribution d’énergie dans tous les cas, soit au moins cinq fois plus que la demande moyenne.
2) mettre en oeuvre des moyens de stockage de l’énergie complètement démentiels : des accumulateurs énormes, ou des systèmes d’électrolyse de l’eau au rendement très réduit à cause, précisément de cette intermittence.
Tout calculs faits, on s’aperçoit finalement que les projets avec EnR non marginales deviennent complètement délirants au niveau des coûts.
Au moins, maintenant, on connait le vrai coût du nucléaire : 108,5 Euros le MWh, soit environ 11 centimes le kWh !
Mais ne nous voilons pas la face, cela met aussi en relief la principale subvention cachée du nucléaire français.
Un accident en France équivalent à Fukushima couterait aussi cher que le coût total de la production nucléaire française. Mais EDF n’est pas assuré pour cela. Voilà la subvention cachée !
Ainsi, le coût de la prime d’assurance devrait être égale au prix du coût de production de l’énergie nucléaire ! Soit un doublement du prix de production, et pour les consommateurs Français, compte tenu des coût de transport et de distribution, une hausse de 50 % du KWh EDF.
Notons que cette prime devrait être versée à l’état, puisque c’est l’état en dernier ressort qui assurerait les coûts d’une catastrophe.
Et à ce niveau, de nombreuses énergies renouvelables deviennent bien plus compétitives.
Royaume-Uni : des subventions au nucléaire font scandale